Un timbre : Mercure
Ce qui peut arriver à un timbre au cours de son histoire.

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Les faux de Londres

Publié le vendredi 11 avril 2014 , mis à jour le dimanche 7 janvier 2018

De curieux timbres courants français ont vu le jour en Angleterre durant la dernière guerre mondiale.
On y trouve deux Mercures, un Iris et huit timbres à l’effigie de Pétain.


Robin Philatélie VO 78

 

A la fin de la guerre, deux négociants Anglais achetèrent les stocks restant.

La destination de ces faux dits de « Londres » ou le l’« Intelligence Service » est très mal connue.
Les lettres ayant circulé affranchies avec ces timbres sont rarissimes.

Le numéro 122 d’avril 2011 de Timbre Magasine proposait un article très documenté sur les « faux de Londres ». Il contenait une étude fouillée sur la propagande et la guerre psychologique pendant la dernière guerre et posait nombre de questions sur l’usage de ces timbres sans y répondre. Les tirages connues ne permettent pas d’envisager qu’ils aient pu servir à affranchir la propagande, d’autant que l’on n’a retrouvé que fort peu d’exemplaires ayant circulé.

Puisque ces timbres par ailleurs très bien imités présentent tous de petites différences avec les originaux, on peut penser qu’il servaient à authentifier l’expéditeur du message.
Pour s’assurer que le message provenait bien de la personne censée l’avoir envoyée une marque distinctive inimitable était apposée sur l’enveloppe régulièrement acheminée par la poste. Après avoir pris connaissance du message, notre espion le détruisait, bien évidement.
Cette solution est plus en accord avec les faits connus.
Vous trouverez sur le forum de l’ACTL un débat sur la nature de ces timbres et sur le site de l’ASPPI une étude sur leur destination.

A noter que dans le cadre de l’élimination des timbres portant la légende RÉPUBLIQUE, les 25 centimes Mercure ont été retirés en mars 1941. La fabrication des faux en 1942 est donc anachronique.

 

Le 25 centimes vert (411)

Imprimés par Waterloo and Son. 10.000 timbres auraient été livrés le 12 octobre 1942.

le faux IS   le vrai 411

Le faux comme l’authentique sont dentelés 14 x 13 ½.
Sur le faux, l’impression en est plus terne, les inscriptions plus épaisses et la signature plus fine.

Sur cette comparaison du cartouche (le faux à gauche), on remarque un 5 plus ramassé et un c légèrement décalé vers le bas.
  
Pour la zone POSTES (le faux en haut), la signature est plus fine et plus nette et le dernier S de Postes est séparé du E. Sur les vrais quand le S ne touche pas le E, les E et S sont plus proches. Le mot Postes est plus court.

 

Ils ont été imprimés en feuillet de 20, quatre bandes de cinq timbres.

 

Le 30 centimes rouge (412)

Imprimés par Thomas de Larue. On ne connaît ni le tirage, ni les dates de fabrications.

le faux IS   le vrai 412

Les vrais sont dentelés 14 x 13 ½, les faux 15 x 14.

Sur les faux, l’impression est plus terne, les inscriptions plus épaisses et la signature plus fine.

Les regards sont diffèrent (le faux à gauche)
Sur les faux, un trait souligne le regard alors que les vrais les hachures sur le haut des joues sont continues.
Les pupilles comportent trois ou quatre traits sur l’un et quatre et trois sur l’autre, mais parfois difficiles à différencier sur un vrai en fonction de la qualité de l’impression.
  
Pour la zone POSTES (le faux en haut), la signature est plus fine et plus nette et le dernier S de Postes est séparé du E. Sur les vrais quand le S ne touche pas le E, les E et S sont au même niveau.

 

Ils ont été imprimés en feuillet de 16 timbres, quatre blocs de 4.

La présence d’un point sous le P de postes n’est pas fiable on peut ne pas le trouver sur le faux et le trouver sur le vrai.
Dans le bloc, les timbres de la troisième colonne présentent une griffe de couleur dans le cou comme sur l’exemplaire ci-dessus.

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