L’une des grandes amours du philatéliste va au souvenir. Tout est prétexte pour récupérer une belle oblitération sur un beau document. Bien qu’oblitérés par la poste la plupart des documents n’a jamais circulé.
Les oblitérations se récoltent au fils des événements ou dans les foires et les salons. Le premier jour apparaît seulement en 1944 avec le timbre spécial « Journée du Timbre ».
Les cachets utilisés sont généralement des dateurs de type 4. Le premier cachet illustré grand format en France est celui de l’exposition philatélique « L’Art dans le Timbre » du 15 au 30 novembre 1941. Ce type de cachet se généralise en 1942.
De la fin de 1938 jusqu’à la déclaration de guerre le 1er septembre 1939 on dénombre 110 cachets différents. Puis presque plus rien pendant deux ans (40 et 41) : 20 cachets en tout. L’activité reprend en 1942 et 1943 respectivement 80 et 74 cachets pour un peu ralentir avec la libération et seulement 52 cachets.
Les Journées du Timbre sont de grosses pourvoyeuses avec 45 villes en 1939 puis 50 en 1942, 54 en 1943 et seulement 40 en 1944, mais le Musée Postal possède une dizaine d’autres cachets qui n’ont pas été utilisés.
Après guerre, le Mercure est encore utilisé ponctuellement pour la fabrication de souvenir. Il faut attendre 1964 pour que des timbres à 1 et 2 centimes soient de nouveau émis.
Des exemples de ces oblitérations sont présentées par ordre chronologique.
Entre 1938 et 1944 les manifestations comportant un bureau temporaire se sont succédées. L’élan que l’on peut constater en 1938 et 1939 est stoppé net par la guerre.
En 1938 et 1939 les foires et expositions correspondent à des manifestations commerciales. En 1942 et 1943 ce sont principalement des expositions de propagande.
L’utilisation du Mercure pour ces souvenirs spéciaux décline à partir de 1944 du fait de la concurrence avec les autres émissions (Marianne de Londres, Coq et Marianne d’Alger et Arc de Triomphe des américains) et parce qu’il correspond à une époque révolue.